SOMMAIRE GÉNÉRAL
1 – Les Veilleurs du Patrimoine des Phares et Balises
2 – Programme de formation des Veilleurs : La Route des Phares
3 – Questions-Réponses à propos des Veilleurs
4 – Transmission des rapports des Veilleurs et Observateurs

Service de Veille SNPB

Service de Veille de la SNPB
1 – LES VEILLEURS DU PATRIMOINE DES PHARES ET BALISES
Sommaire de la section
- Pourquoi des Veilleurs du Patrimoine des Phares ?
- Qui sont les Veilleurs du Patrimoine des Phares ?
- Quelle est la mission du Veilleur ?
- Quel est le cadre du statut du Veilleur ?
- Programme de formation des Veilleurs
- La Route des Phares
Pourquoi des Veilleurs du Patrimoine des Phares ?
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De nos jours, les phares sont presque tous protégés au titre des monuments historiques et plus personne oserait avancer qu’ils n’appartiennent pas au patrimoine national, statut obtenu par la SNPB grâce au Grenelle de la Mer en 2009. Ainsi semblent-ils totalement à l’abri de toute attaque. Or de nombreux événements montrent qu’il n’en est rien et révèlent que le patrimoine des phares, tout protégé qu’il est, peut devenir l’objet de réalisations pouvant l’affecter durablement voire le dénaturer. Ce qu’une administration a protégé, une autre peut le défaire. Ainsi le projet de retirer les optiques historiques du phare du Créac’h, heureusement suspendu par la ministre de la mer grâce à la résistance active du collectif des habitants de l’île relayée par la députée de la circonscription, est un exemple parmi d’autres. Il mérite d’être rappelé car c’est un cas d’école. Lire ici ce sujet.
Dans ce contexte qui n’augure rien de serein, la SNPB a décidé de déployer à l’échelle nationale un réseau de Veilleurs (1) du Patrimoine des Phares et Balises. Depuis des années déjà une dizaine de membres volontaires alertent la SNPB en lui envoyant des informations ou photos concernant un élément du patrimoine en danger mais pas uniquement, les mesures de protections sont signalées de même. Ces bénévoles sont des femmes et des hommes adhérents depuis des années et devenus des Veilleurs qui contribuent à l’information de la SNPB d’une manière informelle et aléatoire. Or le patrimoine des phares et balises est vaste et réparti sur plusieurs milliers de kilomètres de côtes et dans des régions très différentes. Ceci suppose, pour être efficace, que veiller le patrimoine implique un nombre important de volontaires idéalement disséminés sur l’ensemble des littoraux. Ajoutons que par souci d’efficacité, ces Veilleurs doivent avoir une vue informée non seulement sur l’ensemble du patrimoine des phares mais aussi sur son environnement maritime. Leur qualification est donc nécessaire ce qui implique une formation et la reconnaissance de leur statut tout en restant dans le cadre du strict bénévolat.
Grâce à la formation de ces Veilleurs, le savoir et l’expérience acquis par la SNPB perdureront au service de la sauvegarde du patrimoine des phares et balises.
1 – Le mot Veilleur est employé dans son sens générique indistinctement du genre ceci pour éviter une assimilation fautive du mot “Veilleuse” avec son homonyme dont le champ sémantique sous-tend une notion d’activité réduite.
Qui sont les Veilleurs du Patrimoine des Phares ?
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Tout membre de la SNPB est un Veilleur potentiel dès que son intérêt pour le patrimoine et son envie d’avoir un rôle actif pour sa sauvegarde le portent à apporter sa contribution à l’action de la SNPB. Ses compétences et moyens de réaliser au mieux ce rôle essentiel d’informateur seront renforcés grâce aux sessions de formation organisées par la SNPB.
Les Veilleurs ont la conviction que phares et feux doivent conserver leur utilité fondamentale fondée sur une source lumineuse significativement puissante et ayant préservé ses optiques historiques. Ils ne renient pas pour autant la navigation virtuelle, mais savent que le bon sens marin repose sur la redondance de moyens proportionnellement efficaces, argument essentiel de la sécurité en mer.
Les Veilleurs ont conscience que le patrimoine des phares et balises est exceptionnel mais qu’il reste exposé aux éléments et surtout aux pratiques de certains de ses gestionnaires et aux décisions parfois inattendues de l’administration responsable de sa maintenance sinon d’un élu local dans une moindre mesure au regard des compétences. L’expérience montre en effet qu’un chantier soutenu par de bonnes raisons, du moins celles mises en avant, peut avoir des répercussions quasi irréversibles sur le patrimoine. Ces conséquences prévisibles et sans doute prises en compte lors des études préparatoires, ne seront finalement pas nécessairement considérées comme un enjeu suffisamment important pour éviter l’irréversible.
QUELQUES EXEMPLES D’ATTEINTES AU PATRIMOINE À MÉDITER : Parmi celles qui n’ont hélas pas manquées depuis 2003 on peut citer:
- L’intérieur du phare d’Ar Men vidé de ses “cochonneries” (selon l’expression de la responsable de l’époque) sensées avoir été laissées par les gardiens pourtant partis depuis 1990.
- Idem sur ordre de la même responsable, au phare de la Vieille dont du mobilier a été jeté et brûlé au pied de la tour.
- Idem au phare du Pilier dont l’intérieur complet du logement et l’ensemble des journaux du phare (son activité quotidienne depuis 1876 !) ont été “dégagés” dans une discrétion favorisant toutes les hypothèses (aucune réponse malgré les demandes).
- Idem au phare du Planier (Marseille) ou l’entier mobilier des logements signé Arbus (architecte célèbre du phare) a été déménagé suite au départ des gardiens (1992) pour, quelques années plus tard, se retrouver “miraculeusement” estimé très cher dans une vente aux enchères volontaire en 2003 (donc hors vente des Domaines ce qui pour un bien public est illégal et implique le soupçon du détournement présumé du mobilier). Cette vente a été heureusement contrée in extremis par la SNPB qui malgré ses insistances, n’a jamais reçu aucune réponse claire de la part des personnes en poste à l’époque pour établir les faits et les éventuelles complicités.
- Et tant d’autres cas de “pertes” opportunes : appareillages, optiques anciennes de phares ou feux et autres objets “empruntés” pour des expositions, tous issus de stocks inexistants ou non suivis, etc. Autant d’incuries patentes et de lacunes coupables qui ont démontré les conséquences délétères d’une inorganisation structurelle du patrimoine des phares et balises et de ses composantes. Ce que la SNPB a toujours dénoncé.
- La paternité de ce fiasco patrimonial provient à la remise en cause de l’initiative personnelle, pur produit d’une conception décentralisée de l’administration. La délégation du pouvoir à l’échelon local a conduit à sa féodalisation en stigmatisant l’engagement individuel, désigné comme cible car symptôme de la volonté de dominer. Dès lors pouvait régner la règle du consensus, quintessence de l’attitude communautaire égalitariste, afin de protéger de toute remise en cause la position du supérieur. Ce système néo-collectiviste qui bannit toute tentative d’excellence ou tout simplement l’envie de faire mieux, est venu des hiérarques eux-mêmes, soucieux de protéger leur propre position. Dans cette république des petits et grands chefs où amabilités et coups-bas donnent le tempo, la meilleure manière de se maintenir à son poste est de le considérer comme un passage nécessaire à accomplir avec zèle mais sans excès d’initiative, afin de conforter sa promotion dans la course aux places. Autrement dit, d’un supérieur à l’autre, moins on provoque sa mise en avant plus on assure sa propre promotion. Au cours de ce dernier quart de siècle, ce que la SNPB a connu et vécu, démontre, à de très rares exceptions remarquables et saluées, que prétention, suffisance et intrigues de Cour, toutes gangrènes des charges publiques, n’ont pas été, depuis l’Absolutisme, empêchées de prospérer malgré la Révolution. L’engagement pour l’intérêt général s’est mué en protection d’un intérêt personnel prédateur du bien commun.
Si les Veilleurs apprennent que le constat de ce qui affecte le patrimoine doit se faire à charge et à décharge, ils doivent garder à l’esprit que vigilance et esprit critique restent les guides impératifs de toute analyse. Car l’éléphant est souvent au milieu de la pièce.
Quelle est la mission du Veilleur ?
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Membres passionnés par le patrimoine des phares et balises, les Veilleurs ne manquent pas, dès que l’occasion se présente, la visite d’un phare, d’un musée maritime dédié au balisage, une sortie en mer vers un phare ou pour certains un séjour dans un gîte dépendant d’un phare et d’autres cherchent les éléments anciens du patrimoine qui méritent attention. Il y a aussi des Veilleurs qui naviguent en plaisance ou à titre professionnel. Pour les uns comme pour les autres, tout élément du patrimoine est un sujet d’intérêt et de curiosité, une source d’informations qu’il convient de recenser, d’en vérifier l’état et l’entretien, de le faire connaître. Certains attendent une occasion pour rencontrer le patrimoine quand d’autres plus assidus provoquent cette rencontre. Le Veilleur n’est pas seul car ses observations sont relayées par la SNPB qui peut en faire part sur son site ou décider d’une prise de position.
TRANSMISSION FACILITÉE DES INFORMATIONS : Concrètement un Veilleur étaye ses renseignements avec des photos ou videos géolocalisées et horodatées. Il transmet ses informations à la SNPB via le site grâce à un espace dédié où des formulaires le guident pour faciliter le choix des informations à transmettre. Par ailleurs, un guide du Veilleur expose l’ensemble de ce qu’il faut savoir du patrimoine du balisage et les informations à transmettre selon le type de patrimoine.
Quel est le cadre du statut du Veilleur ?
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Veilleur du Patrimoine des Phares et Balises est un statut validé par la SNPB après délivrance du certificat attestant l’acquisition des compétences nécessaires. Ce statut, promis à d’autres développements, reste en vigueur tant que le Veilleur est adhérent à la SNPB. Le Veilleur, qui est bénévole, contribue librement à la réalisation des objectifs de la SNPB.
À SAVOIR :Les informations sur le patrimoine provenant de personnes non membres de la SNPB ou adhérentes sans certificat de Veilleur sont évidemment bienvenues. Ces observateurs et observatrices transmettent leurs informations à partir d’un formulaire libre d’accès à partir du site de la SNPB. Le statut de Veilleur, la délivrance du certificat donnant ce statut et l’accès à l’espace dédié aux rapports sont réservés aux adhérents.
À SAVOIR : D’autres statuts de responsabilité sont à l’étude. Outre qu’ils requerront une formation spécifique et des compétences élargies, la durée de la période sous statut de Veilleur et son implication dans les missions feront partie des critères d’accession car ce statut donnera accès aux autres..
Formation des Veilleurs
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Pour développer ses connaissances relatives au patrimoine des phares et balises et son environnement maritime le Veilleur à plusieurs possibilités. La SNPB propose un “Vademecum du Veilleur du Patrimoine des Phares”, livret qui concentre l’essentiel de ce qu’il faut savoir à propos des phares et du balisage et de la mission du Veilleur. Ce fascicule, rédigé spécialement pour sa formation, lui permet de préparer sa mission en le guidant selon les différents types de patrimoine. Des visites diverses et à la fréquentation des livres que tout « pharophile » peut détenir dans sa bibliothèque contribuent aussi à la formation. Chaque Veilleur à ses stratégies et expériences. Mais apprivoiser la connaissance du milieu marin et maritime, surtout si l’on n’en est pas proche, est plus difficile et pourtant utile, la prise en compte du patrimoine du balisage ne pouvant se faire dans l’ignorance complète de l’environnement dans lequel il évolue.
Dans cette perspective, le programme de formation prévoit, selon les possibilités de chaque année, d’organiser des stages, itinérants ou non, de découverte du patrimoine, des conférences en présentiel ou sous forme de webinaire et des embarquements comme les raids-phares et surtout les Routes des Phares, activité créé par la SNPB pour la première fois à bord du trois-mâts Belem en 2006, plusieurs fois renouvelée, poursuivie avec le thonier Biche puis relancée en 2026 à bord du trois-mâts Le Français.
La Route des Phares
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C’est désormais à bord du trois-mâts Le Français qu’aura lieu la Route des Phares. Approcher les phares en mer, découvrir les lieux de ces chantiers titanesques, les inventions et l’ingénierie qui ont forgé l’histoire du balisage, tel est le programme de la Route des Phares, enrichi d’une introduction à la connaissance du milieu marin et maritime dans lequel ce balisage a été conçu et a évolué. Lors des visites et pendant la navigation, les commentaires exposent les spécificités de ce patrimoine. En mer, le temps est réservé à une initiation à l’hydrographie (carte marine, pilotage, marées, météo, etc.).
Le programme complet est le suivant: Histoire du balisage, reconnaissance de la côte et des amers en navigation (travaux pratiques depuis le bord), la carte marine, le point et le pilotage, les marées et leur estime, balisage et hydrographie (exemples pratiques), Cartographie des observations angulaire et plane (exercices pratiques), météo marine. Plus en continu une formation à l’observation du patrimoine sur le terrain.
La Route des Phares délivre en fin de stage le certificat de Veilleur du Patrimoine des Phares et Balises aux personnes qui acceptent de devenir Veilleurs, parmi les membres de la SNPB ainsi que parmi celles et ceux qui adhèrent à la SNPB lors de la Route des Phares.

Photo O.Lhopez


2- PROGRAMME DE FORMATION DES VEILLEURS
EN 2026 LA FORMATION EST ASSURÉE PAR LA ROUTE DES PHARES




Se préinscrire à la Route des Phares
3 – Questions-Réponses à propos des Veilleurs
| Vous ne trouvez pas la réponse à votre question… | Contactez-nous par mail |
| Comment faire pour s’inscrire à la Route des Phares ? | Il faut d’abord se pré-inscrire en replissant ce formulaire. |
| Faut-il être membre de la SNPB pour participer à la Route des Phares ? | Non. Mais vous pouvez le devenir surtout si vous souhaitez devenir Veilleur du Patrimoine des Phares. |
| Quelles sont les conditions pour être Veilleur du Patrimoine des Phares ? | Il faut être membre de la SNPB, suivre la formation prévue et recevoir le certificat reconnaissant ce statut. |
| Je suis membre de la SNPB et transmets mes observations. Suis-je un Veilleur du Patrimoine? | Vous êtes un observateur du patrimoine. L’appellation “Veilleur” est réservée aux adhérents qui se sont vus délivrer le certificat reconnaissant ce statut. |
| Faut-il être membre de la SNPB pour assister aux conférences de formation lors de la Route des Phares ? | Non. Mais il faut être membre de la SNPB si vous souhaitez recevoir le certificat de Veilleur du Patrimoine. |
| Faut-il adhérer à la SNPB pour être Veilleur ? | Oui. L’appellation “Veilleur” est réservée aux adhérents qui sont reçu le certificat reconnaissant ce statut. |
| Quand devenir membre de la SNPB ? | Quand vous voulez, avant ou pendant la Route si vous souhaitez devenir Veilleur à cette occasion. |
| Comment transmettre les informations, photos et documents à la SNPB ? | – Pour les observateurs tout se transmet par le formulaire de contact sur le site. – Les informations provenant des Veilleurs sont transmises via un espace dédié d’accès réservé. Ces formulaires sont accessibles sur la page du Service de Veille du site. |
| Est-on toujours Veilleur en étant plus adhérent de la SNPB mais que l’on transmet des observations à la SNPB ? | Non. L’adhésion est une condition de reconnaissance de ce statut. En revanche il est toujours possible, sinon recommandé, de collaborer avec la SNPB. |
| Participer à la formation de la Route des Phares suffit-il pour devenir Veilleur ? | Oui à condition d’être membre de la SNPB et après avoir reçu le certificat de qualification. |
| Il y aura-t-il une autre formation en 2026 ? | C’est peu probable. |
| Je suis membre de la SNPB depuis plusieurs années et j’ai souvent envoyé des informations sur le patrimoine. Dois-je suivre la formation pour devenir Veilleur ? | Dans ce cas vous pouvez avoir le statut de Veilleur par équivalence mais la formation reste conseillée surtout si vous n’avez pas de connaissances relatives à l’environnement maritime. |
| Rn quoi consiste le rapport d’une mission de Veilleur ? | Il adresse des photos et vidéos géolocalisées et horodatées et remplit le ou les formulaire(s) correspondants via l’espace de transmission dédié. |
