A la « Hune »

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Phares du St Laurent et phares français mêmes assauts, même combat…?

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Voici une actualité brûlante du patrimoine des phares du St Laurent au Québec. Elle concerne le devenir des établissements autour du phare de l’ile du Corossol, située sur la rive nord de l’estuaire du St Laurent.

La lecture de cet intéressant article de Laurence Royer, paru sur le site de Radio Canada est édifiante…. On y retrouve tous les ferments qui menacent – et finissent par détruire – le patrimoine des phares et balises. Une lecture qui sent le déjà vu où le manque d’imagination des institutions ne le cède en rien aux pressions d’organismes satellites qui ne souhaitent que le retour à un paysage originel, si tenté qu’il ait existé du temps de l’humanité. Comme si l’activité humaine séculaire n’ avait jamais remodelé son environnement et devait être soudain rayée de la carte et de la mémoire… A lire et méditer à l’aune de l’expérience française, avec un salut amical et des souhaits de courage aux amis de la Corporation des Phares du St Laurent !

Lire l’article

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Rencontre : À propos du livre « Lumière sur Tévennec »

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En marge de la conférence donnée par le président de la SNPB à la médiathèque d’Ergué Armel le 6 février 2020, le blog « Persona singularis » propose un article autour de « Lumière sur Tévennec » dont nous recommandons la lecture. Son auteur, Jacques Caradec, anime cet « espace de partage d’expériences en lien avec l’élément humain », sous-titre évocateur qu’il a choisi pour son blog qui est à découvrir en suivant ce lien.

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Le coup de chapeau de Yann Queffélec au patrimoine des phares et balises et à la SNPB

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Dans sa rubrique du Télégramme du 17 janvier 2020 sous le titre « Le syndrome du Titanic » l’écrivain Yann Queffélec, évoquant la disparition de la tourelle du Lieu en décembre dernier, rappelle la nécessité d’entretenir phares et balises de nos côtes et salue l’engagement de la SNPB depuis 2002 en faveur de la sauvegarde de ce patrimoine.

Voir aussi en bas de page l’article paru dans Voiles et Voiliers à propos de la disparition de la tourelle du Lieu.

Nota : si vous détenez des photos de cette tourelle vous pouvez les adresser à la SNPB par mail. Par avance, merci !

Article de Yann Queffélec

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Nos phares : un patrimoine national inestimable à sauvegarder…

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Extraits de l’article paru dans la dernière édition 2020 de l’Almanach du Marin Breton.

Pour l’édition 2020 du célèbre Almanach du Marin Breton; la SNPB a eu l’honneur d’apporter sa contribution aux articles de fond qui chaque année sont proposés aux nombreux utilisateurs de cet ouvrage, les gens de mer et marins du Ponant relevant des divers services maritimes de l’État et des marines de commerce, de la pêche et bien sûr de la plaisance.
Une très belle vitrine pour ce patrimoine dont la notoriété dépasse largement les frontières du monde maritime. Nous reproduisons ici quelques extraits de ces pages.
NOTA : La version intégrale est disponible en texte brut au format .pdf sur demande par mail pour les membres de la SNPB. (Pour chaque envoi vérifiez vos spams)
Almamach article page 1

Extrait de la page 2

Extrait Marin Breton 2020

Extrait de la page 3

Extrait de la dernière page

Article Marin Breton extrait P6
Pour accéder à la totalité de cet article et à bien d’autres sur de passionnants sujets maritimes, il est possible de commander l’Almanach dans le Magasin du Phare.

Bon à savoir : l’achat de l’Almanach contribue à l’action sociale que mène depuis 120 ans l’Œuvre du Marin Breton auprès des familles et gens de mer en difficulté.
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Notre combat pour Tevennec : pourquoi il faut aider la SNPB

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Où en est le projet Tévennec ?

Voici une question récurrente, en tout cas pour celles et ceux qui ont des difficultés à prendre la mesure de ce projet, des obstacles à surmonter et de l’engagement qu’il représente. Un rappel de sa genèse et des conditions qui l’entourent s’impose.

Laissez-les mourir…

A la suite du Grenelle de la mer, au cours duquel il a été demandé à la SNPB de faire part de ses perspectives concernant le patrimoine des phares, le devenir des phares en mer est demeuré une question centrale. Tout à chacun·e ne tarissait pas de qualificatifs dithyrambiques pour louer ce patrimoine unique. Photographes et reportages ne cessaient de puiser leurs productions aussi sensationnelles que lucratives dans la mise en situation de ce patrimoine au sein d’environnements tempétueux tandis que d’autres ne s’interdisaient pas de prôner de « les laisser mourir de leur belle mort »

Rien n’a démontré une volonté d’organiser leur sauvegarde de manière coordonnée et planifiée, hormis leur classement. La logique comptable l’emportant, tout a été dit y compris les pires sophismes, ces raisonnements à l’apparence de vérité mais de mauvaise foi.

Ainsi il a été soi-disant démontré que la restauration du phare d’Ar-Men engloutirait le montant colossal de dix années de l’entier budget des affaires culturelles de la région Bretagne, les laissant orphelines de tous moyens financiers pendant une décade ! Pour mesurer l’artifice de ce paradoxe il convient de relever deux arguments essentiels que l’on s’est gardé d’introduire dans cette démonstration.

Le premier est qu’un tel chantier ne saurait se réaliser en seule année. Acheter une voiture est sans doute faisable. Mais si l’on prétend que cet achat coûtera le montant de tous les véhicules que l’on aura dans sa vie, la propriété de la première voiture devient impossible.  Un tel raisonnement biaisé n’aurait pour dessein que celui de ne jamais permettre l’achat d’une voiture. Cependant l’argument suivant est de loin le plus important pour la SNPB.

Halte à la résignation !

Si nous avons toujours défendu ce patrimoine en tant que patrimoine public, et en particulier milité contre sa vente à la découpe, nous avons de même toujours dénoncé le recours systématique au financement public pour sa sauvegarde. Qui connaît l’état des finances publiques sait qu’en réalité la vraie question est celle du « fléchage » , comme l’on dit,  des crédits. En d’autres termes des financements existent mais ils ne sont pas pour le patrimoine , sinon à la marge, et encore moins pour celui des phares. Faut-il pour autant se résigner en rase campagne à voir inéluctablement disparaitre ce patrimoine maritime exceptionnel ? 

Certes, l’attitude d’un Docteur Tant Pis est plus confortable à tous points de vue et laisse le loisir de ravauder photos et textes répandus pour accoucher autant de livres que possible sur ce sujet si porteur.

En marge de ce propos, il faut rappeler que l’ensemble du patrimoine des phares et balises est potentiellement capable de s’autofinancer en grande partie à la condition expresse que sa gestion soit mutualisée, structurée et coordonnée, ce qui est à l’évidence loin d’être le cas. Une doctrine exposée et défendue par la SNPB depuis près de vingt ans mais qui ne s’accommode guère des baronnies locales…

La priorité pour un patrimoine en difficulté est que sa sauvegarde soit effective, en d’autres termes que les travaux nécessaires soient faits. Mais ces travaux devraient impliquer le moins possible les finances publiques, voire ne rien faire peser sur elles. Un raisonnement que nous nous efforçons d’appliquer pour la restauration de Tévennec mais cette démarche, n’est pas la plus aisée. Tant s’en faut.

Les grands projets requièrent du temps

Hors de tout financement public, il ne reste qu’à recourir aux dons et cotisations, au mécénat des entreprises et au bénévolat. Tous moyens accessibles à une structure associative et favorisés par les dispositions de la loi sur le mécénat du 01 août 2003 prévoyant leur défiscalisation indispensable.

Si le bénévolat est nécessaire, notamment pour l’aide apportée sur place, il trouve cependant ses limites lorsqu’il s’agit de travaux d’importance où professionnalisme et sécurité sont en jeu. Ce qui est souvent le cas pour des chantiers de gros œuvre dans des lieux difficiles, comme à Tévennec. 

Dons et cotisations, défiscalisables aussi, constituent la ressource indispensable aux financements des actions induites par le projet auxquelles il faut faire face. Côté mécénat, une entreprise qui offre son expertise, ses matériaux ou matériels, reçoit comme contreparties une défiscalisation de 60% de la valeur apportée et surtout une belle visibilité de communication pour sa participation à un chantier hors normes ainsi qu’un support médiatique exceptionnel car des travaux sur un phare en mer, menés par une association, constituent un sujet remarquable et spectaculaire pour tous les médias.

Mais c’est autour de cette question du mécénat que la notion de temps intervient. Pourquoi ? Simplement parce que décider une entreprise à apporter son aide ne se fait pas d’un claquement de doigts. Un chef d’entreprise doit être convaincu du sérieux de l’opération, porté par un enthousiasme certain pour le projet, rassuré par la longévité, la notoriété et la légitimité du porteur du projet. Toutes qualités qui ne s’acquièrent qu’avec le temps. 

Après avoir obtenu l’autorisation de s’occuper de Tévennec en 2011, ce n’est que plusieurs années d’efforts et de recherches plus tard, couronnées par le succès de l’opération « Lumière sur Tévennec », que la SNPB a vu, et ceci seulement depuis deux ans, s’ouvrir les portes d’un mécénat de plus en plus présent. Et si la mécanique est enfin lancée, elle doit être entretenue en permanence et reste fragile car dépendante de nombreux facteurs dont principalement celui du chiffre d’affaires du mécène lui-même. Au cours de ce temps, d’aucun·e·s extérieur·e·s au suivi du projet penseront : « Mais que se passe-t-il enfin pour Tévennec ? ».

Alors voici le point sur la situation.

Les pièces du puzzle pour la réfection du toit de la maison-phare se mettent en place. Une entreprise de couverture est fière d’avoir choisi d’être celle qui fera ce chantier. Le fournisseur des matériaux nécessaires a été approché avec succès et l’enthousiasme est aussi de son côté. Les plans en trois dimensions du phare, intérieur et extérieur, et du rocher, ont été levés en juillet dernier grâce au mécénat très engagé de deux entreprises de Lyon. La mise en forme des données est en cours. Une entreprise de maîtrise d’œuvre spécialisée dans le patrimoine bâti et son architecte sont au chevet de ce futur chantier. Ils préparent le complexe mais nécessaire dossier administratif (plans, permis de construire, autorisations, etc).

D’autres entreprises partenaires sont dans la boucle pour des interventions à venir telles que la maçonnerie, la taille de pierre, les ouvertures, l’énergie, etc. Rendez-vous, contacts, réunions et conférences de présentation du projet se succèdent ici et là en France. Nous espérons une première tranche de travaux pour la belle saison prochaine. Restent les questions cruciales relatives au transport et à divers aspects logistiques. Vous qui lisez ces lignes, si vous pensez pouvoir apporter votre aide en participant à cette aventure, raisonnée mais unique, prenez contact avec la SNPB.

Nous sommes donc désormais très avancés. Nous ne recevons pas de subventions et n’avons pas d’autres aides que les cotisations, les dons, le  mécénat, le bénévolat et par dessus tout la foi en ce projet qui verra la restauration du premier phare en mer. Tout doit être mis en œuvre pour que cette dernière ligne droite aboutisse à cette première tranche de travaux. Avec vous nous ne sommes pas seul·e·s à soutenir cette action concrète en faveur du patrimoine des phares. Nous comptons sur vous pour nous apporter votre aide, quelle qu’elle soit.

A propos des dons : lire l’article

Tévennec toit coté est
Tévennec toit coté est. Photo C.O.I

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La SNPB a été reconnue d’intérêt général par le secrétaire d’État au budget le 26 juillet 2004.

Elle ne reçoit aucune subvention ni aide publique. Ses seules ressources sont les cotisations, les dons et le mécénat. Toutes donnent lieu à la remise d’un reçu fiscal et sont donc éligibles à la réduction d’impôt.

En naviguant sur le site vous apprécierez le chemin parcouru par la SNPB depuis 18 ans en faveur du patrimoine des phares, vous apprécierez les enjeux à venir et percevrez à quel point votre aide personnelle, financière ou matérielle, selon les cas, lui est indispensable.

Le prélèvement à la source n’a rien changé la fiscalité du don fait aux organismes d’intérêt général. La réduction fiscale accordée est toujours de 66% pour les particuliers, dans la limite de 20% des revenus et de 60% pour les entreprises dans la limite de O,5% du chiffre d’affaires H.T.

Les dons qui seront déclarés avec les revenus en avril 2020 doivent être réalisés avant le 31 décembre 2019.

En pratique :

  • J’ai fait un don en 2018 et donc bénéficié d’une réduction d’impôt. L’intégralité de ma réduction d’impôt m’a été soldée en juillet 2019.
  • En  janvier 2020 je bénéficierai de cette même réduction et recevrai un acompte de 60% du montant de cette réduction d’impôt.
  • C’est en juillet 2020 que le solde de ma réduction d’impôt sera adapté en fonction d’un nouveau don, fait ou absent, au cours de 2019.

Ce qui signifie que :

  • Si j’ai fait un don ouvrant une réduction d’impôt égale à celle de l’année précédente je recevrai en juillet le solde de l’acompte de 60% reçu en janvier soit 40% du montant de la réduction réajustée après ma déclaration de don faite en avril.
  • Si j’ai fait un don ouvrant une réduction d’impôt inférieure à l’acompte de 60% reçu en janvier, il me sera demandé de rembourser la différence en juillet.
  • Si je n’ai pas fait de don, je n’aurai pas droit à une réduction d’impôt et donc devrai rembourser en juillet l’acompte de 60% reçu en janvier.

Exemple chiffré

  • En 2018 j’ai fait un don de 300 euros ouvrant droit à une réduction d’impôt de 198 euros.
  • Avec les acomptes de janvier 2019 (60% soit 118,80) puis de juillet 2019 (40% soit 79,20) les impôt m’ont rendu 198 euros.
  • Sur cette base, les impôts, présumant que je vais refaire un don semblable m’adresseront en janvier 2020 un acompte de 60% de ma probable réduction d’impôt soit 118,80 euros.
  • En juillet 2020 il me sera adressé le solde exact, du ou à devoir, selon ma déclaration faite en avril.

Conséquences :

  • Si j’ai fait un don en 2019 semblable à celui de 2018 les acomptes reçus des impôts en janvier 2020 et juillet 2020 seront semblables.
  • Si j’ai fait un don inférieur en 2019, par exemple 200 euros, je n’ai plus droit qu’à 132 euros de réduction d’impôt. Comme j’aurai déjà reçu 118,80 euros en janvier 2020, mon solde à recevoir en juillet 2020 et calculé par les impôts ne sera que de 66 euros.
  • Si je n’ai pas fait de don en 2019, je devrai rembourser en juillet 2020 l’acompte de 118,80 euros reçu en janvier 2020 et bien sûr je ne recevrai plus d’acompte en janvier 2021.

La réduction fiscale accordée par la loi est faite pour abonder financièrement la SNPB. N’hésitez pas à nous interroger pour toutes précisions. Vous pouvez aussi consulter le site officiel dédié à ce sujet.

Comme chaque année et avec nous, le patrimoine des phares compte sur votre soutien.

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Phare d'Armen dans la tempete ©Charles Marion
Phare d’Armen dans la tempête ©Charles Marion
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Grande première : Tévennec modélisé en vue de sa prochaine restauration

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C’est la toute première fois qu’un phare en mer est ainsi modélisé. Grâce à ses mécènes, la SNPB est fière de détenir cet outil indispensable à la sauvegarde du patrimoine.

Début juillet Tévennec a été le théâtre d’une mission importante et minutieusement préparée par Rémi Schoeler, délégué régional de la SNPB pour la région Auvergne Rhône-Alpes. Réalisée dans le cadre du mécénat des entreprises, elle faisait suite au diner-conférence qui avait eu lieu autour de ce thème en décembre 2018 à Lyon. On se souvient que lors de cette soirée, organisée aussi par la délégation SNPB à bord de la péniche Bellona, le président de la SNPB avait présenté à un parterre d’entreprises le projet de restauration de Tévennec.

Tévennec toit coté est
Tévennec vu autrement… Le toit coté est

Le mécénat au chevet de Tévennec

Suite à cette rencontre et sous l’impulsion de la délégation, trois importantes sociétés de cette région ont signé une convention de partenariat en vue de mettre leurs compétences au service des futurs travaux. D’une part l’entreprise C.O.I. spécialisée dans la captation par drone par photogrammétrie et d’autre part le groupe Leximpact spécialiste de la modélisation des bâtiments. Par ailleurs, la société Hoffner CBI, notamment spécialisée dans la restauration du patrimoine, devient maître d’œuvre délégué du chantier et s’adjoint les services de l’architecte Arthur Schoeler.

Un emploi du temps serré

De son côté la SNPB a assuré le transfert vers Tévennec par hélicoptère, opération rendue possible grâce au mécénat de la société Brédial. Ce moyen de transport a été choisi pour deux raisons essentielles. La première concerne la durée de la mission et la seconde le volume de matériel à transférer. En effet, tous les mécènes présents venaient de la région lyonnaise. S’agissant d’entreprises qui avaient accepté de consacrer une partie de leur temps à Tévennec, soit deux journées, elles devaient impérativement être de retour à leur ouverture dès le lendemain de la mission. Or le transport par mer risquait fort, au vu de l’expérience acquise en ce domaine, de compromettre l’accomplissement de cette obligation. Une situation impensable. Enfin, le matériel technique à transférer, outre les effets personnels pour neuf personnes, représentait un volume et un poids non négligeables sans évoquer la fragilité extrême de certains appareillages. Toutes ces circonstances bannissaient évidemment un transport par mer. On imagine le débarquement rock ‘n’ roll de neuf personnes, pas toutes amarinées à ce point, empruntant une échelle incertaine qui aboutit à un musoir étroit et glissant… Sans compter le nombre de tours pour les transporter avec vivres et matériel, le temps à y consacrer et donc la renverse programmée de la marée, etc.. Ceux qui connaissent la mer en dehors des fanfaronnades accidentogènes comprendront.

Tévennec en 3D

Avec une belle météo pendant toute la mission, le travail prévu s’est déroulé sans encombre ni retard. L’extérieur du phare et le rocher ont été passés au peigne fin sous le regard d’un drone balayant toutes les surfaces de milliards de points. Cette modélisation tridimensionnelle a réalisé une photogrammétrie selon un parcours de vol planifié avec une couverture à 360° du phare et de l’îlot. Ce drone a aussi pris des milliers de clichés et vidéos des extérieurs permettant ainsi d’accéder à une vision détaillée au dixième de millimètre de toutes les parties du bâtiment notamment celles non accessibles comme les hauts et la toiture. En ce qui concerne l’intérieur, un laser a relevé chaque partie de la maison-phare, longuement et très précisément, afin de pouvoir en établir un plan complet en trois dimensions.

Tévennec toit coté nord
Tévennec vu autrement… Le pignon nord

Un outil pour le patrimoine…

Une fois toutes ces données traitées et mises en forme, le projet disposera d’une modélisation en très haute définition permettant de séquencer avec précision les travaux à exécuter et de mettre en fabrication les éléments nécessaires à préparer comme ouvertures, pièces de charpente, planchers etc. Si quelque mesure manquait à l’appel lors de la préparation du chantier, il ne sera donc pas nécessaire de retourner sur les lieux. Un gain de temps et des économies substantielles. Enfin, la modélisation en trois dimensions permettra aussi de visualiser l’état exact des lieux en toutes leurs parties et de projeter virtuellement les remèdes à y apporter. De même il sera aisé de voir comment peuvent se présenter diverses versions de travaux. C’est la toute première fois qu’un phare en mer est ainsi modélisé. Grâce à ses mécènes, la SNPB est fière de détenir cet outil extraordinaire au service de la sauvegarde du patrimoine.

Tévennec détail du toit
La photogrammétrie permet d’accéder aux détails de l’état du toit

Cette mission à Tévennec se révèle donc capitale dans la préparation du chantier dont une première phase est prévue pour s’ouvrir à la saison prochaine en 2020. Les entreprises bretonnes PNR Couverture pour le toit et la maison Chini pour le travail de la pierre, qui ont proposé depuis longtemps leur mécénat de compétence, sont bien entendu étroitement associées à ce projet. Il reste cependant pas mal de questions à régler d’ici là, tant en ce qui concerne les modalités de transport des matériaux, leur déchargement et stockage, que le séjour des volontaires et entreprises affectés à la réalisation du chantier. Car les lieux sont difficiles d’accès et exigus. Mais nous y parviendrons. Nul doute que d’ici là d’autres entreprises et mécènes viendront apporter leur indispensable concours à la sauvegarde, bien engagée désormais, de cet exceptionnel patrimoine. Une image forte, originale et unique qui fait briller le mécénat culturel.

Présentation du clone numérique de Tévennec

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